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L'émergence de la cité

Au cours du premier Age du Fer, période dite de Hallstatt, plusieurs indices archéologiques indiquent la place privilégiée du site de Bourges.

Entre la fin du VIe et le Ve siècle avant notre ère, la construction de plusieurs habitats atteste de l'organisation de l'espace délimité par la confluence de l'Yèvre et de l'Auron.
A l'emplacement du collège Littré, des bâtiments en bois de grande qualité (traces d'enduits peints) se succèdent en respectant l'alignement du parcellaire. Une telle permanence de l'occupation se retrouve à Saint-Martin-des-Champs. Les fragments d'objets mis au jour dans les niveaux de sol de ces habitats : amphores de Marseille, céramiques d'Italie du nord, céramiques grecques à figure noire et à figure rouge témoignent des liens commerciaux avec les régions méditerranéennes ; le savoir-faire de ces régions se retrouve dans les productions de céramiques dites "indigènes", qui utilisent les techniques de façonnage au tour et de décor. Le mobilier funéraire, notamment la vaisselle de bronze étrusco-italique, confirme l'importance de ces échanges.
Le tissu de cette première agglomération du Hallstatt n'est certainement pas dense mais l'omniprésence de tessons de céramique (Nation, Jacobins) témoigne de l'expansion de ce site à la périphérie duquel d'autres habitats ont été reconnus (Marmagne et Plaimpied).
Le monde des morts fait partie du paysage de la cité : depuis le XIXe siècle, les nombreuses découvertes funéraires (tumulus, enclos,...) confirment l'émergence de cette cité. Il semble ainsi qu'un vaste sanctuaire se structure au sud de Bourges (Etablissements militaires, Fonds-Gaidons, Lazenay), entre les vallées du Cher et de l'Auron.

Une cité : l'urbs et son territoire




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